Aux commandes d’un 780 Volvo : 57 tonnes de plaisir !

Rendez-vous à Gourdon dans le Lot, pour une journée en immersion dans l’univers du bois
Publié le 31 octobre 2026 par Fabien Calvet

Vous connaissez notre goût pour les essais terrains alors pour l’équipe TruckStop direction les grands espaces pour un sujet qui ne devrait pas vous laisser indifférent. Rendez-vous à Gourdon dans le Lot, pour une journée en immersion dans l’univers du bois avec livraison de piquets de châtaignier et chargement de bois de chauffage au programme. Chez la famille Sisterne le bois coule dans le veine tout comme la passion du beau matériel. Accrochez vos ceinture l’essai de la semaine va nous donner la banane car Mathieu commence au volant, me donne les consignes, puis me confie son ensemble. Et là, je vous promets, les 3 800 Nm de couple maxi prennent une tout autre dimension.

La première chose qui me surprend, ce n’est pas la puissance. C’est la souplesse. Vu de dehors, ce Volvo en impose : un porteur 8x4, une grue cabine, une remorque et du bois bien rangé entre les ranchers. Si dans les premiers kilomètres je suis sur le siège passager pour bien me faire briefer sur l’engin, dès que je passe au volant c’est tout d ensuite une autre histoire. Depuis le siège conducteur, après les premiers kilomètres, je découvre un ensemble qui se dirige avec une facilité étonnante. Il faut évidemment tenir compte du gabarit et surveiller ce qui se passe derrière. Mais le contraste entre la masse du camion et la douceur des commandes est assez incroyable.

Mathieu est à côté de moi. Avant de me laisser son volant, il m’a expliqué les particularités de son matériel, à commencer par le comportement du tridem et de son dernier essieu directeur. Le moteur, lui, se charge rapidement des présentations. Nous sommes chargés au poids maximum réglementaire (57 tonnes), le relief commence à solliciter la mécanique et le gros six-cylindres reprend tout en bas, sans donner l’impression de s’arracher. Voilà exactement ce que nous venons chercher dans ces essais en entreprise : comprendre un camion dans le travail pour lequel son propriétaire l’a configuré.

Chez Sisterne, le bois commande

Mathieu, je le connais déjà. Dans une autre vie dans un magazine papier, nous avions réalisé un reportage avec son précédent Mercedes, lui aussi destiné au transport de bois. Avec ce Volvo, il a changé de camion, mais conserve une approche très précise de son métier. Chez Sisterne, on ne fait pas uniquement du transport. L’activité comprend l’exploitation forestière, un peu de négoce et la livraison. Le bois peut être acheté sur pied, coupé, débité, débardé, puis vendu et livré avec le matériel de l’entreprise. Le camion intervient dans toute cette organisation bien rodée.

Cela explique certains choix qui pourraient sembler étonnants à quelqu’un regardant uniquement sa silhouette. Le porteur 8x4, par exemple, répond aussi aux livraisons effectuées sans la remorque. Mathieu doit pouvoir entrer chez des particuliers, franchir des portails et accéder à des endroits où chaque mètre compte. « Le but, c’est d’avoir la charge maxi et un empattement réduit », explique-t-il. Dans sa configuration, le porteur peut travailler à 32 tonnes, contre 26 tonnes pour un trois-essieux. Le tridem et son essieu directeur apportent la maniabilité nécessaire pour exploiter cette capacité dans des accès difficiles. Le choix part donc du terrain, pas de la fiche commerciale.

Du châtaignier rangé au cordeau

Notre premier chargement donne une bonne idée de ces contraintes. Nous transportons du châtaignier de 1,60 mètre, destiné à une usine de fabrication de piquets. Les piles sont impeccables. Mathieu a rangé cela au cordeau, et je peux vous dire que ce n’est pas uniquement pour faire de belles photos.

Ces petits bois demandent du soin. Ils se mettent facilement de travers et peuvent bouger. La carrosserie a donc été adaptée aux produits transportés, avec un espacement entre ranchers permettant de tenir ces longueurs courtes. Ici, Mathieu a retenu 1,30 mètre entre les poteaux concernés. C’est un détail essentiel dans son utilisation. Un équipement adapté à des bois plus longs ne répond pas forcément au même besoin. Et lorsque les morceaux mesurent 1,60 mètre, il faut les maintenir correctement sur toute la tournée.

Autre détail sur ce type de transports, chargement, arrimage et nettoyage représentent près de deux heures de travail pour un ensemble comme celui de ce matin. Avant même de prendre la route, il y a déjà du métier. Nous le verrons encore mieux au déchargement, lorsque Mathieu reprendra chaque pile à la grue qui elle aussi ne passe pas inaperçue

Le chiffre qui compte : 3 800 Nm

Sous l’appellation FH16, ce Volvo reçoit désormais le D17, un six-cylindres de 17,3 litres. Notre version développe 780 chevaux et surtout 3 800 Nm de couple, disponibles dès les bas régimes. C’est ce dernier chiffre qui m’intéresse le plus aujourd’hui. Le camion reprend bas et conserve son rapport dans des montées qui ne font aucun cadeau. Très souvent, nous évoluons autour de 1 000 à 1 200 tr/min. Le moteur accepte la charge, l’I-Shift laisse faire, puis monte un rapport dès que les conditions le permettent.

Dans une côte plus soutenue, je regarde la boîte descendre un rapport et laisser le moteur venir chercher davantage de régime. Nous approchons des 1 400 à 1 500 tr/min afin de bénéficier de toute la puissance afin que l’ensemble reprenne de la vitesse. Dès que l’effort diminue, la boîte remonte et retrouve sa zone de travail habituelle, dans sa zone de couple maxi qui commence dès 900 tr/mn.

Je vous promets, avec ce poids et sur ces routes, c’est impressionnant de douceur. Les changements de rapport se sentent très peu, la puissance et le couple font presque oublier la rupture lors des changements de rapports. Ici pas de transmission à double embrayage comme cela a existé chez Volvo mais la combinaison magique du nouveau D17 associé à la I-shift font des merveilles. Soyons francs, nous effectuerions le travail avec moins de chevaux mais autant être clair je n’aurais pas le même agrément derrière le volant. Ici, la réserve sert à relancer et à conserver une conduite fluide, sans devoir chercher les tours à chaque difficulté. Le camion ne force pas, il travaille !

Dans les côtes, il faut aussi savoir lever

Plus fort encore, sur une grande montée, le Volvo tient son effort avec une facilité qui me fait sourire. Il a du coffre, et cela se sent. Pourtant, je dois parfois soulager l’accélérateur alors même que nous grimpons. Pourquoi ? Parce que la route continue de tourner. La puissance disponible ne change ni le rayon des virages ni la hauteur du chargement. Le moteur pourrait poursuivre son effort, mais c’est au conducteur de préparer la courbe suivante au risque de coucher le tout au fossé.

C’est incroyable ce que l’on ressent au volant : on sait que le poids est là, on le voit dans les rétroviseurs, et pourtant la mécanique donne une impression d’aisance permanente, presque comme si nous étions vides ! Franchement il faut être soft avec un tel engin et surtout il faut garder ses repères et conduire l’ensemble, sans se laisser entraîner par la facilité du moteur.

Mathieu connaît ces routes. Il sait où préparer une reprise, où laisser filer et où reprendre de la marge. Pour moi, qui découvre son camion, ses conseils comptent autant que les premiers kilomètres. Les 780 chevaux ne remplacent ni la lecture du terrain ni l’anticipation, il est important de rester vigilant.

Le tridem demande ses habitudes

La maniabilité constitue l’autre grosse surprise. Malgré son gabarit, le porteur se place bien et tourne court. Mathieu me prévient toutefois : le dernier essieu directeur modifie les réactions de l’arrière du camion, donc celles de la remorque. Un mouvement un peu trop ample au volant peut donner davantage de déplacement derrière que ce que l’on attend. Sur une petite départementale, avec un accotement irrégulier, il faut en tenir compte. La remorque ne doit jamais sortir de la surveillance.

Mathieu a lui aussi dû adapter sa conduite en venant d’un 6x4. Aujourd’hui, il aurait du mal à revenir en arrière, notamment pour ses livraisons en solo. Il accède avec ce porteur à des endroits qui lui posaient davantage de difficultés auparavant. Je retrouve bien cet avantage au volant. Le camion répond facilement, mais cette facilité demande de la mesure. On évite les grands coups de volant, on prépare ses placements et on regarde derrière. En marche arrière aussi, il faut apprendre les réactions de l’ensemble. Mathieu résume cela simplement : c’est une habitude à prendre.

La VDS, je coche la case

Quelques mètres suffisent pour reconnaître la Volvo Dynamic Steering. Vous connaissez mon avis : c’est pour moi une référence en matière de direction. Sur ce type de travail, elle prend tout son sens. L’effort et le retour peuvent être adaptés depuis l’écran. La direction facilite les placements, les manœuvres et les corrections sur les routes étroites. Je trouve immédiatement mes marques, sans avoir besoin de me battre avec le volant.

Pour Mathieu, cette option fait partie des équipements à retenir sur un camion de bois. Après cette journée, je comprends très bien pourquoi. Entre les accès, les changements de direction et les petites routes, elle apporte un agrément que l’on utilise en permanence. Le confort général profite également de la suspension pneumatique intégrale du châssis. Le camion absorbe bien les irrégularités. Je parle d’un tapis roulant pendant l’essai que vous pouvez retrouver en vidéo sur YouTube ou bien encore sur notre application gratuite, et c’est vraiment la sensation que j’en retire.

Il reste du mouvement de caisse, évidemment. Nous sommes dans un camion-remorque chargé de bois. Mais je ne trouve pas le Volvo excessivement ballant. Il est souple, agréable et ne me secoue pas en permanence.

En descente, le duo VEB/Voith fait le travail

Après la montée vient forcément la descente. Avec 57 tonnes, c’est un chapitre sur lequel je regarde attentivement le comportement du camion et là encore vous connaissez mes préférences. Ici le Volvo associe le frein moteur VEB+ à un ralentisseur hydraulique Voith ultra efficace. Mathieu a même fait réduire la puissance de ce dernier : il trouvait son intervention trop forte et souhaitait limiter les sollicitations sur les pneumatiques et la transmission.

À l’usage, l’ensemble reste largement efficace. Sur certaines descentes annoncées à 7 %, nous parvenons à contenir le camion sans solliciter les freins de service. Je dose au commodo, laisse l’ensemble prendre son appui, puis augmente la retenue si nécessaire. Ce que j’apprécie, c’est de pouvoir régler l’allure progressivement. On prépare la descente, on choisit sa retenue et on conserve de la marge. Quand le relief s’adoucit, il suffit de rendre la main.

La combinaison VEB+ et Voith correspond bien à cette utilisation. Elle permet de soulager les freins de service sur notre parcours et participe fortement à la sérénité ressentie au volant. À condition de l’utiliser avec anticipation : tirer brutalement sur le ralentisseur n’a aucun intérêt si ce n’est de bouffer les pneus !

Laisser rouler, sans subir

Entre deux difficultés, le Volvo sait aussi profiter de son inertie. Je ne conduis pas ici avec le régulateur prédictif : je préfère gérer moi-même l’allure sur ces routes, avec ce gabarit, ce poids et surtout cette succession de virages. Si Mathieu connait les routes, pas moi alors je préfère faire profil bas. Quoi qu’il en soit, cela n’empêche pas de laisser le camion glisser lorsque les conditions s’y prêtent. Je soulage, il prend son élan, puis je reprends la main avant la difficulté suivante. Avec cette masse, l’inertie se sent immédiatement, mais quel régal au volant car lorsque que l’on conduit en regardant loin, le tout se fait dans une facilité déconcertante. Une montée peut être suivie d’un village, une descente d’un virage serré alors accélérer pour devoir retenir aussitôt ne sert à rien. Le gros moteur apporte justement la souplesse nécessaire pour reprendre ensuite sans brusquer l’ensemble, ce 780 tu dois le conduire à la cool et là tu y prends un vrai plaisir.

Côté consommation, nous sommes loin d’un parcours autoroutier à 40 tonnes. Mathieu évoque des valeurs qui peuvent aller de 50 à 70 l/100 km selon le travail et les secteurs. Ce sont ses ordres de grandeur d’exploitation, pas le résultat d’un essai comparatif réalisé ce jour-là. Le poids, le relief, les accès et le temps passé à utiliser la grue font partie de son quotidien. Il faut les avoir en tête avant de regarder un simple chiffre.

À la grue, je lui laisse la main

Nous arrivons en Haute-Vienne pour décharger le châtaignier. Mathieu reprend les commandes de la grue, et la précision de ses mouvements mérite qu’on s’arrête regarder. Ces bois courts ne se manipulent pas comme de longues pièces bien régulières. Il faut les saisir, les replacer et garder des piles propres. Je m’essaie moi aussi à la grue, mais je vous rassure : Mathieu est nettement meilleur que moi. L’habitude de son matériel se voit immédiatement et même si j’ai quelques notions aux manettes, regarder mon moniteur du jour est une vraie leçon.

Sa cabine de grue apporte un vrai changement dans les conditions de travail. Protection contre les intempéries, climatisation quand la chaleur monte : après deux heures à charger et à arrimer, ce confort a une utilité très concrète. Mathieu parle de « paradis ». En fin de journée, lorsque je suis trempé à force de courir avec les appareils et qu’il descend presque frais de sa cabine, je vois très bien ce qu’il veut dire. Il faut toutefois surveiller l’encombrement de cette cabine par rapport au bois. La place reste comptée, et les mouvements demandent de l’attention pour ne rien toucher.

Une télécommande qui sert vraiment

Au déchargement, un autre équipement montre son intérêt : la télécommande Volvo. Mathieu peut agir depuis l’extérieur sur plusieurs fonctions du camion, dont les suspensions, les éclairages, la prise de force et le régime moteur. Pour ce métier, c’est particulièrement pratique. On travaille autour de l’ensemble et l’on garde accès aux commandes utiles sans devoir remonter systématiquement dans la cabine du camion. Depuis la grue, en haut de son perchoir, Mathieu garde la main sur son outil de travail.

Autre gros plus de cet ensemble, la suspension pneumatique permet aussi d’adapter la hauteur du camion pour les accès et les sorties de chantier. Le confort sur route est une chose ; pouvoir récupérer de la garde au sol lorsque le terrain l’exige en est une autre.

La carrosserie comporte elle aussi plusieurs idées venues de l’expérience. Sur ce 8x4, l’espace disponible pour les coffres est limité. Il a fallu exploiter les emplacements possibles, prévoir des tiroirs pour ranger les sangles à plat et intégrer un lave-mains avec sa réserve d’eau. Ce sont des détails que l’on apprécie à force de les utiliser. Un beau camion doit aussi permettre de ranger, de nettoyer et de travailler sans se compliquer la journée et sur ce sujet ce 780 est juste top !

À vide, vivement le prochain tas !

Après la livraison, nous repartons vers notre point de chargement. L’ensemble pèse encore environ 26 tonnes à vide, mais le Volvo semble se promener. Dans la vallée de la Vézère, le confort est remarquable, y compris depuis le siège passager. Nous longeons la rivière, les routes serpentent entre les reliefs et le camion reste doux. Il ne devient pas brutal dès que l’on retire la charge. Je plaisante avec Mathieu : vivement que l’on remette du bois, parce qu’à vide, ce n’est presque plus amusant ! Le moteur a tellement de réserve que cette partie de la journée ne lui demande pas grand-chose.

Le paysage, lui, vaut le détour. Mais les villages et la fréquentation touristique réclament toujours de l’attention. Camping-cars, cyclistes, automobilistes qui cherchent leur chemin : Mathieu compose avec cela tout l’été. La largeur disponible ne change pas parce que nous sommes vides.

Nous rechargeons ensuite du bois de chauffage. Les longueurs et la disposition des piles changent. Le bois est sec, moins régulier, et demande à nouveau de soigner le rangement. L’accès rappelle aussi l’intérêt de la motricité : après quelques averses, on imagine facilement ce que le même endroit pourrait donner en hiver.

Très bon, avec quelques réserves

Tout n’est pas parfait pour autant. L’affichage du régime moteur, par exemple, ne me convainc toujours pas. Sur un camion comme celui-ci, j’aime voir clairement où travaille la mécanique. L’information mérite davantage de place et une lecture plus immédiate. Mathieu partage cette remarque.

Il préfère également les sièges de son précédent Mercedes. De mon côté, je trouve une bonne position de conduite grâce aux réglages du volant, même si j’aimerais pouvoir reculer davantage le siège. Le confort d’assise reste une question personnelle, mais le retour de celui qui passe ses journées dedans mérite d’être entendu.

Mathieu a conservé des rétroviseurs traditionnels. Il connaît déjà les caméras, mais préfère ici ses repères habituels pour les approches et les marches arrière dans les accès difficiles. Les alertes sonores de lecture des panneaux se rappellent aussi régulièrement à nous. À la longue, leur présence devient agaçante. Enfin, au moment des pleins, Mathieu souligne une consommation d’AdBlue supérieure à celle de son camion précédent. Cela fait partie de son retour d’exploitation et des coûts qu’il surveille.

Chargé, il retrouve son élément

Pour terminer la journée, Mathieu me confie de nouveau le volant. Nous rentrons vers Gourdon avec le bois de chauffage. Et je retrouve exactement ce qui m’a plu le matin : de la fluidité, une direction agréable et un moteur qui reprend sans brutalité.

Je trouve même ce Volvo plus plaisant une fois bien chargé. C’est là que l’on comprend le choix du D17 et de ses 3 800 Nm. Les montées lui donnent du travail, les relances montrent sa disponibilité et les descentes permettent d’apprécier la retenue du combo VEB+ et Ralentisseur secondaire.

Il faut remettre l’église au milieu du village : Mathieu s’est offert un camion passion, mais il l’a conçu pour son activité. Le 8x4, le tridem, la carrosserie, la grue et les rangements répondent à des besoins précis. La décoration soignée et la croix occitane peinte et vernie ajoutent le plaisir de travailler avec un bel outil. Nous sommes loin du sticker sur la portière, ici nous sommes en présence d’un camion qui a sa place sur les expos de camions décorés. Pas un hasard si ce 780 a fièrement défilé au Mans en septembre dernier, un moment dans la lumière pour des gens qui travaillent dur toute l’année. C’est aussi cela l’esprit TruckStop !

Une chose est claire, moi, j’ai pris beaucoup de plaisir à le conduire ce beau 780. Je vous promets, passer une journée dans ces conditions apprend bien plus que quelques kilomètres sur une voie rapide. On comprend ce que le camion apporte, ce qu’il demande au conducteur et ce que son propriétaire attend de lui. Demain matin, Mathieu repartira livrer notre chargement. Le Volvo poursuivra simplement son boulot, celui d’un transporteur de bois qui s’adaptera à toutes les conditions du terrain.

Texte : Fabien Calvet Photos : Fabien Calvet et Nadège Cesse

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