Money time…

Deux jours où tout peut encore basculer, mais où les leaders savent aussi qu’une seule erreur peut anéantir des semaines d’efforts.
Publié le 16 janvier 2026 par Fabien Calvet

Étape 11 bouclée. Il ne reste désormais plus que deux jours de course aux concurrents de ce 48ᵉ Dakar. Deux jours où tout peut encore basculer, mais où les leaders savent aussi qu’une seule erreur peut anéantir des semaines d’efforts. Plus que jamais, c’est l’heure de la gestion, de la lucidité… et parfois de la retenue.

Aujourd’hui, la stratégie du clan de Rooy était limpide. Alès Loprais ouvre la route, Vaidotas Žala suit sans prendre de risques inutiles, et l’objectif est clair : ne pas faire d’erreur afin de maintenir Mitchel van den Brink à distance et conserver la main sur le classement général provisoire.

Mission réussie !

Mission accomplie pour les IVECO venus d’Eindhoven. Le plan se déroule sans accroc et, malgré tous ses efforts, le jeune Mitchel ne peut que subir la situation. Il lui aura coûté cher, cet arbre de transmission pulvérisé lors de la seconde journée de l’étape marathon. Longtemps leader et maître de la course, van den Brink doit désormais se contenter d’une place sur le podium provisoire. Une frustration évidente, même si rien n’est encore définitivement joué. Car, par expérience, on le sait : le Dakar ne se termine jamais avant la ligne d’arrivée.

Le chat noir du Dakar !

Un homme connaît cette vérité mieux que quiconque : Alès Loprais. Pour l’avoir vécue dans le passé, parfois cruellement, il sait à quel point le sort peut se montrer capricieux. Sans souhaiter le malheur de Žala, il y a forcément, au fond de lui, un mince espoir que le destin se montre enfin plus clément. Car Loprais aussi peut nourrir des regrets cette année. Il semblait encore une fois idéalement placé pour aller chercher ce Dakar tant convoité, comme son oncle en son temps.

Souvenez-vous : il y a seulement quelques jours, au milieu de nulle part, son camion se faisait littéralement pulvériser lors d’un accident avec Macík. La poisse, diront certains. Mais pour Loprais, la malchance semble parfois être une compagne de route un peu trop fidèle.

Alors restons concentrés. À la régulière, les dés semblent presque jetés, mais sur le Dakar, rien n’est jamais écrit à l’avance. N’oubliez jamais cette règle immuable du rallye-raid : pour finir premier, il faut déjà finir. Et avec encore deux étapes à parcourir, la tension reste maximale dans la catégorie camions.

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