MAN met la pression, EDF sort le chéquier
240 millions d’euros sur la table, dont 80 millions pour le transport routier de marchandises.
Un plan qui vise juste. D’un côté, 30 millions pour aider à acheter des camions électriques. De l’autre, 50 millions pour muscler le réseau de recharge poids lourds. Autrement dit : on attaque enfin les deux vrais freins du secteur.
Pour Jean-Yves Kerbrat, le message est limpide : « C’est un signal très positif pour toute la filière. » Mais il prévient : sans déploiement rapide et cohérent, l’élan pourrait retomber.
Le nerf de la guerre : rendre l’électrique rentable
Sur le terrain, les transporteurs ne roulent pas aux promesses. Ce qu’ils veulent, c’est du concret. Et là, les lignes commencent à bouger. Grâce aux CEE, un client MAN peut viser jusqu’à 15 000 € d’économies, soit environ 250 € par mois. De quoi commencer à faire pencher la balance face au diesel.
Mais MAN ne s’arrête pas au camion. Avec son offre MAN EDF 360°, le constructeur joue la carte du package complet : financement, énergie, recharge, exploitation… une approche clé en main pour simplifier la transition.
Sans bornes, pas de business
C’est LE sujet. Et tout le monde le sait. Pas de réseau de recharge fiable = pas de transport électrique longue distance. Point.Aujourd’hui encore, beaucoup de transporteurs hésitent faute de visibilité. Où recharger ? Combien de temps ? À quel coût ?
En annonçant un doublement des stations publiques pour poids lourds, EDF envoie un signal attendu : celui d’un réseau qui commence enfin à se structurer à l’échelle nationale.
2026 : année charnière ?
Pour MAN Truck & Bus, les planètes s’alignent enfin. Aides à l’achat, solutions globales, infrastructures en développement… la filière a désormais de quoi passer à la vitesse supérieure.
Reste une question : les transporteurs vont-ils appuyer sur l’accélérateur ?