Le damier est tombé !
Six IVECO aux avant-postes, un seul vainqueur
Et voilà, toutes les bonnes choses ont une fin. Le Dakar 2026 a livré son verdict final et, sans surprise, c’est un IVECO qui s’impose au classement général. Le vrai suspense résidait finalement dans une seule question : lequel ? Car avant cette dernière étape, toutes les premières places étaient occupées par des camions de la marque italienne. Et comme nous l’avons encore vu ces derniers jours, rien n’est jamais acquis avant la ligne d’arrivée.
Dernière étape, dernière attaque
Souvenez-vous du rebondissement d’hier avec Alès Loprais mais également les malheurs de la famille Huzing. Aujourd’hui, pour conclure cette édition, c’est justement Kay Huzink qui s’impose, comme pour prendre une revanche après sa mauvaise journée de la veille.
Derrière lui, Mitchel van den Brink termine à un peu plus d’une minute. Le Néerlandais n’avait plus rien à perdre. Longtemps leader avant d’être trahi par sa mécanique, il a attaqué jusqu’au bout. Un dernier baroud d’honneur qui n’aura toutefois pas suffi à combler son retard au classement général tout comme Loprais qui termine 3e de la spéciale du jour.
Žala, une victoire qui en dit long
C’est donc Vaidotas Žala qui remporte ce Dakar 2026, pour seulement sa deuxième participation en camion. Un exploit majeur, mais aussi une victoire collective pour le team de Rooy.
Gérard de Rooy a, une nouvelle fois, démontré tout son sens stratégique et son immense expérience. Vainqueur du Dakar, mais également victorieux avec l’ancien camion de son père dans la catégorie Classic, le team de Rooy prouve que le Dakar est véritablement inscrit dans son ADN. De là-haut, Jan, le patriarche, peut être fier de son fils, mais aussi de l’ensemble des pilotes de l’équipe, d’autant plus qu’Alès Loprais termine deuxième du classement général.
Loprais, l’éternel deuxième du général ?
Pour Loprais, l’histoire reste cruelle. Contrairement à son oncle Karel, sextuple vainqueur du Dakar, Alès n’a pas encore soulevé le trophée suprême. Maudit ? Trop pressé ? Pas assez chanceux ? Les avis divergent. Une chose est factuelle : sans ses 26 minutes de pénalités cumulées, il aurait remporté cette édition. À l’inverse, Žala ne totalise que deux minutes de pénalité sur l’ensemble du rallye. La différence se joue aussi là, dans toutes les disciplines, la discipline est essentielle.
Van den Brink, la leçon d’un futur grand
Troisième du général, Mitchel van den Brink signe un Dakar remarquable. Sa casse mécanique rappelle une évidence : le Dakar n’est pas un sport individuel. Les mécaniciens, l’assistance et la stratégie collective sont les véritables piliers de la réussite.
Macík, la pire place pour un champion
Enfin, difficile de ne pas évoquer Martin Macík, tenant du titre, qui termine à la plus frustrante des positions : la quatrième place. Celle où l’on regarde les autres monter sur le podium. Pourtant, son engagement, sa communication et l’état d’esprit du camion numéro 600 méritent le respect. Et ironie de l’histoire, ce numéro 600 sera porté l’an prochain par Žala. Un symbole fort pour 2027.
Le Dakar, une affaire d’hommes et d’équipes
Bravo à tous les concurrents de cette édition d’une extrême difficulté. Merci aux camions d’assistance, indispensables à la réussite de ceux qui brillent devant. Et merci à David Castera et à ses équipes pour faire évoluer le Dakar sans jamais trahir son ADN.
Rendez-vous en 2027
Rendez-vous en janvier 2027 pour la 49ᵉ édition. Parce que quoi qu’on en dise, le Dakar reste (et restera) la course la plus difficile au monde. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter bonne route. Ce fut un réel plaisir de vous faire vivre ce rallye dans les coulisses.