50 ans de l’ITOY – 1999 Mercedes-Benz Atego
Après le succès de l’Actros en 1997, Mercedes-Benz a remporté une nouvelle victoire en 1999 avec le Atego, destiné au segment des véhicules légers et moyens.
Lors de la conception du renouvellement complet de sa gamme de camions, les ingénieurs de Mercedes ont fait le choix audacieux de regrouper les anciennes gammes légères et moyennes au sein d’un seul et même programme couvrant des véhicules de 6,5 à potentiellement 36 tonnes.
La rationalisation des composants, l’attention portée aux détails techniques nécessaire pour mener à bien ce projet, ainsi qu’un environnement de conduite particulièrement apprécié ont permis à l’Atego de s’imposer avec une avance relativement faible de cinq points sur le nouveau Volvo FM. Le jury, désormais composé de 18 pays, avec l’arrivée de la Slovaquie, de la Grèce et de la Russie, a attribué 69 points au Mercedes, contre 64 points au Volvo FM et 33 points à l’Iveco Cursor, troisième du classement.
La gamme Atego reposait essentiellement sur une cabine unique, deux motorisations et une nouvelle conception de châssis commune jusqu’à 17 tonnes, tandis que les modèles de 18 tonnes et plus utilisaient le châssis de l’Actros.
Les Atego les plus légers étaient dotés d’un châssis en deux parties, dont la section arrière reprenait une conception classique en échelle, à laquelle venait se boulonner une partie avant indépendante située derrière la cabine. Sur les modèles de moins de 10,5 tonnes, cette section avant adoptait un profil en Z, incliné vers le bas et vers l’extérieur afin de permettre un montage très bas de la cabine et du moteur, facilitant ainsi l’accès au véhicule.
Tous les Atego routiers étaient équipés de freins à disque sur les quatre roues, mais les modèles les plus légers utilisaient un système pneumatique à haute pression plutôt que le dispositif électronique installé sur les modèles de 18 tonnes et sur l’Actros. La sensibilité du marché au prix a largement motivé ce choix et a également influencé les transmissions proposées, comprenant des boîtes ZF manuelles à 5 ou 9 rapports, ainsi que de nouvelles boîtes Mercedes à 6 ou 12 rapports, sans aucune version automatisée.
La gamme de moteurs de l’Atego comprenait le OM 904, un 4 cylindres de 4,25 litres, disponible en 122 ch, 152 ch ou 170 ch, ainsi que le OM 906, un 6 cylindres en ligne de 6,37 litres, développant 231 ch ou 279 ch. Les deux moteurs utilisaient trois soupapes par cylindre ainsi que des pompes d’injection unitaires à commande électronique, mais seul le moteur 6 cylindres était entièrement nouveau. Le 4 cylindres équipait déjà les précédents modèles de la Light Class depuis 1996.
La nouvelle cabine de 2,30 mètres de large a reçu de nombreux éloges, offrant 25 % d’espace supplémentaire par rapport à sa devancière. Elle était disponible en quatre versions : une cabine de jour courte, une cabine de jour rallongée, une cabine couchette et une cabine couchette à toit surélevé qui lui donnait véritablement l’apparence d’un véhicule haut de gamme.
Les ventes décevantes de l’Actros, pourtant très technologique, sur certains marchés, ont conduit Mercedes à lancer, en septembre 2001, le tracteur Axor équipé de la cabine de l’Atego. Puis, à la suite d’une annonce effectuée en septembre 2004, tous les Atego les plus lourds furent intégrés à la gamme Axor, laissant à l’Atego le rôle de spécialiste des véhicules de 6,5 à 17 tonnes, une position qui lui vaut encore aujourd’hui une excellente réputation auprès des transporteurs.
Texte original : Will Shiers Adaptation française : Fabien Calvet Photos : Richard Stanier
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